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Assez, c'est assez!

Depuis plusieurs années, des entrepreneurs privés ont inondé les municipalités de boîtes de récupération de vêtements. Cette situation a forcé les municipalités à réglementer la présence des boîtes sur leur territoire. Les organisations légitimes se sont conformées à la nouvelle situation et elles ont perdu beaucoup. Tellement perdu que la situation met en péril leur mission sociale.

Pendant ce temps, les entrepreneurs privés continuent d’opérer en contravention avec les règlements municipaux sans que les municipalités ne fassent appliquer leur règlementation. Deux poids deux mesures avez-vous dit? Parfaitement. Cette concurrence déloyale doit cesser. Les municipalités doivent intervenir et faire respecter leurs règlements afin que tous aient une chance égale.

Une situation inacceptable

« Nous ne pouvons plus tolérer que de nombreuses municipalités de la région de Montréal fassent preuve d’autant de laxisme envers des entrepreneurs privés. Nos organismes perdent énormément et ce sont les citoyens que nous aidons qui sont pénalisés alors que les concurrents ne remettent pas un sou à la communauté », de dire le directeur général de la Fondation Le Support, M. Philippe Siebes.

« Si les municipalités trouvent qu’il y a trop de boîtes de récupération de vêtements usagés, il n’en tient qu’à elles de faire respecter leurs propres règlements. En enlevant les boîtes installées sans permission sur les espaces publics, la situation se corrigera d’elle-même », d’intervenir M. Philippe Siebes, directeur général de la Fondation Le Support.

« Nous sommes doublement pénalisés comme organismes sans but lucratif. Nous respectons les règlements même si nous avons dû retirer plusieurs de nos boîtes de dons. Nous accusons un manque à gagner qui nous met en péril », de confier Mme Chantal Desrosiers, directrice générale d’Entraide diabétique du Québec.

Agir maintenant pour le bien de la communauté

Tolérer des boîtes non conformes aux règlements municipaux équivaut à favoriser des entrepreneurs privés au dépens d’organismes de charité légitimes. Les citoyens aidés financièrement par nos organismes ne pourront peut-être plus bénéficier de cette aide inestimable si nos organismes ne peuvent plus continuer de remplir leur mission sociale.

Il est grand temps que les municipalités interviennent et fassent appliquer leurs règlements. Elles ont tous les pouvoirs pour le faire. Elles n’ont pas besoin de demander la permission pour retirer des boîtes qui ne seraient pas conformes. Des municipalités comme Laval, Longueuil, Rosemont-La Petite Patrie, Saint-Léonard et bien d’autres ne font rien pour corriger la situation malgré nos demandes répétées.

La récupération du textile, pas du tout une préoccupation municipale

Les municipalités ne se soucient guère de la récupération du textile. Dans le plus récent plan quinquennal de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Montréal, il n’y a aucun objectif de récupération de cette matière. La décomposition d’une pomme a plus d’importance qu’un T-shirt qui prendra des années avant de devenir poussière.

Les municipalités laissent aux organismes le soin de récupérer les matières textiles mais elles leur mettent tellement de bâtons dans les roues que c’est comme si elles ne s’en souciaient pas du tout. C’est une situation complètement absurde que nous dénonçons fermement. Il est plus que temps que les municipalités se montrent sérieuses quand elles parlent d’écologie et de développement durable.

Voici des exemples de boîtes qui sont installées illégalement à Laval. Un scénario semblable se reproduit dans plusieurs autres municipalités de la région de Montréal.

Boul. de la Concorde Est / Notre-Dame-de-Fatima

Boul. de la Concorde Est /boul. Goineau